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6 raisons de visiter le Salvador, pays oublié d’Amérique centrale

Vue sur la place principale de Perquín, petite ville de montagne au nord-est du Salvador

Si vous vous êtes déjà intéressés d’un peu plus près à l’Amérique centrale, vous savez sans doute que la région a assez mauvaise réputation en matière de sécurité. Avec une guerre civile dans les années ’80 et l’importante présence des maras depuis les années ’90, vous pensez bien, celle du Salvador est encore pire. Se basant plus sur des “on-dit” que des expériences concrètes, beaucoup de voyageurs ont l’image d’une “terre de chaos”, où ils peuvent être surpris à tout moment par une arme à feu. En conséquence, ce petit pays est souvent traversépeu exploré. Et c’est bien dommage, parce qu’en fait, il y a des tas de raisons de visiter le Salvador !

L’année dernière, alors en voyage dans cette portion d’Amérique, Florian et moi, nous avons fait les foufous. Nous sommes allés vérifier si la rumeur était fondée. Bon, en vrai, nous savions qu’elle l’était assez peu. Oh, on n’est pas du genre à prendre des risques inconsidérés non plus ! Du coup, nous avons passé 3 semaines au Salvador. Et je vous dirais ceci. De un, je ne m’y suis pas sentie plus en terrain dangereux qu’ailleurs dans la région. Ensuite, des pays parcourus dans le coin, c’est celui que j’ai le plus apprécié. Voici donc, pas 5 (quelle rebelle), mais 6 raisons de s’attarder au Salvador, grand absent des voyages en Amérique centrale.

La côte pacifique, paradis des surfers

Seul pays de l’isthme à n’avoir qu’une façade maritime, le Salvador possède tout de même 300 kilomètres de côte. Côte qui, par ailleurs, peut se vanter d’abriter quelques-uns des meilleurs spots de surf d’Amérique centrale. Sans surprise, c’est ce qui attire ici le plus gros des touristes.

Coucher de soleil sur la plage d'El Cuco, à l'est du pays

Mais voilà, je vais être honnête avec vous, ce n’était pas le cas pour moi. Une (relative) mauvaise expérience dans mon adolescence et les années m’ayant rendue un peu froussarde, je ne surfe pas. Par contre, ça ne m’a pas empêchée d’en profiter. Déjà, c’est assez captivant de regarder les experts, les moins experts et les pas-du-tout experts. Mais si, en plus, je peux le faire les pieds dans le sable volcanique des plages salvadoriennes, un jardin de palmiers en arrière-plan… Ce serait malvenu de faire la difficile, n’est-ce pas ?!

Pratiquement, la Costa del Bálsamo est le coin le plus connu, en particulier la très touristique surfer town d’El Tunco. En ce qui me concerne, je lui préfère les plages de l’Est, plus calmes et sauvages.

Une nature incroyable, entre jungles et volcans

Végétation luxuriante, diversité de la faune,… la richesse de la nature centre-américaine est incontestablement l’un des attraits majeurs d’un voyage dans cette partie du monde. Si le Costa Rica est le plus célèbre, les autres pays de la région ne sont pas en reste lorsqu’il s’agit de curiosités naturelles. Le Salvador ne fait pas exception !

Forêt de nuages du volcan Tecapa à Alegría, bourgade de l'Ouest

Avec plus de 300 volcans en Amérique centrale, le “Sauveur” a évidemment hérité de son lot de spécimens. Dans un pays encore plus petit que la Belgique (c’est dire !), il est possible d’en voir quasiment partout. Parfois même par hasard, sans le vouloir. Au travers de la fenêtre d’un bus par exemple. Et comme nous avions envie de les contempler d’un peu plus près, nous nous sommes rendus au Parque Nacional Los Volcanes pour en grimper un. Une ascension de 3 heures et demi plus tard, nous nous trouvions au sommet du Santa Ana, dans l’immensité d’un paysage de fin du monde, à nous émerveiller devant un lac de soufre bleu turquoise.

Lac de soufre dans le cratère du volcan Santa AnaPersonnes minuscules face à l'immensité du cratère du Santa Ana

Autre classique de la région, la jungle fait partie intégrante du décor au Salvador. Là encore, nous avons fait travailler nos guibolles, en montée, en descente, et dans l’eau, dans la forêt tropicale d’El Imposible, le plus grand parc national du pays.

Plus à l’est, à Alegría, nous avons même eu droit au super combo jungle-volcan avec le Tecapa, un volcan recouvert de forêt de nuages, à la lagune d’eau verte et d’argile.

Pupusas et Cadejo

D’origine salvadorienne, les pupusas sont l’une de mes spécialités culinaires préférées d’Amérique centrale. Voyez-vous, je suis plutôt gourmande. Alors, dès le départ, il se peut que le Salvador ait eu une longueur d’avance sur ses congénères !

Tortillas farcies faites à base de farine de maïs, elles se mangent à la main, en plusieurs exemplaires plutôt qu’un seul, accompagnées de sauce piquante et de curtido (salade de chou et carotte marinée). Le queso (fromage), les frijoles (purée de haricots secs) et le chicharrón (couenne de porc) sont les farces classiques, celles qu’on trouve partout. Toutefois, la plupart des pupuserías offrent d’autres goûts, comme aux jalapeños (variété de piment) ou à l’ayote (sorte de courge). À 1$ les 2-3 pupusas, et vu comme ça cale, c’est une affaire !

Dégustation de bières artisanales de la Cadejo Brewing Company à San Salvador

Côté boissons (alcoolisées), le Salvador se démarque grâce à la Cadejo Brewing Company. Alors que les lagers, pour certaines trèèèèès légères, dominent la scène dans ces contrées américaines, ici, on vous sert des bières artisanales. Après plusieurs semaines à boire de la pils, ce fut un break venu à point pour l’amatrice de bières que je suis !

Envie d’en apprendre plus sur les saveurs typiques du pays ? Voici un post sur 21 spécialités salvadoriennes à découvrir.

D’une ville à l’autre sur la Ruta de las Flores

Serpentant entre les montagnes verdoyantes de la Cordillère d’Apaneca, la Ruta de las Flores doit son nom à l’abondance de fleurs dans la région. Recouvrant les vallées et collines d’octobre à février, les fleurs sauvages passent le relais, en mai, aux fleurs blanches des plantations de café.

Fresque sur la façade de la boutique d'artisanat Diconte & Axul à Ataco, sur la Ruta de las FloresCascade et piscine artificielles de Los Chorros de la Calera à Juayúa, aussi sur la Ruta de Las Flores

Au-delà des paysages à tomber, de petites villes, chacune avec leur caractère unique, entrecoupent la “route des fleurs” tous les quelques kilomètres.

Parmi celles que j’ai moi-même visitées, il y a Ataco, où vit une importante communauté artistique. Ici, vous pouvez regarder les artisans à l’ouvrage, visiter leurs boutiques, admirer une peinture murale à chaque coin de rue ou encore, écouter les oiseaux de la place principale chanter en chœur au coucher du soleil.

Plutôt gastronome ? Ne manquez pas Juayúa. Chaque week-end, elle accueille la feria gastronómica, où abondent les spécialités culinaires ! Et puisqu’après le repas vient l’heure de se relaxer, vous pouvez passer par l’endroit de baignade local. Au milieu de la jungle, Los Chorros de la Calera est un réseau de 3 cascades et 2 piscines. Artificiel certes, mais charmant !

Bref, la Ruta de las Flores, c’est plusieurs petites villes et leurs alentours à explorer. Et autant de bonnes raisons de visiter le Salvador rassemblées en une seule !

Les traces de son histoire

À l’instar du reste de l’Amérique centrale, le Salvador a connu plusieurs siècles de colonisation. Et qui dit passé colonial, dit ? Je vous le donne en mille : villes coloniales !

Avec ses toits de tuiles rouges, ses cours intérieures, ses rues pavées et ses plazas à la vie tranquille, Suchitoto, au nord-ouest, en est probablement le parfait exemple. Pour ne rien gâcher, la ville est localisée à proximité du Lago Suchitlán, sur lequel elle offre une superbe vue.

Entrée d'une maison coloniale de SuchitotoCour intérieure d'une maison coloniale de Suchitoto

Plus récente, la guerre civile des années ’80 a également laissé son empreinte. Aujourd’hui, il est possible de visiter d’anciens champs de bataille et autres bastions de dissidents. Comme dans la région de Suchitoto, où l’armée et les forces rebelles s’affrontèrent à l’époque. Au nord-est aussi, à Perquín et El Mozote, sans doute lieux les plus emblématiques. Petite ville de montagne, Perquín servit autrefois de quartier général au FMLN. Quant à la bourgade d’El Mozote, à quelques kilomètres de là, elle fut le malheureux témoin de l’épisode le plus sanglant du conflit. Pour en savoir plus, c’est par ici.

Pour la plupart anciens guerrilleros, les guides du coin donnent un visage et une âme aux faits. Une visite de ces endroits serait incomplète sans leurs témoignages.

Fleurs et plaque commémorative du massacre d'El Mozote à El Mozote

Les Salvadoreños, ma raison #1 d’un voyage au Salvador

Curieux et accueillants, les Salvadoreños nous ont souvent abordés dans les transports, dans la rue, pour une courte, parfois plus longue, conversation. Lors d’une soirée passée dans un bar, à peine arrivés, nous nous sommes retrouvés avec 6 bières devant nous. Nous n’en avions pourtant commandées que deux. Bien sûr, c’était sans compter sur notre voisin de table, ou ce monsieur attablé dans un coin, “juste heureux de voir des touristes dans leur pays”. Et c’est eux qui le disent !

Les Salvadoriens se sont également montrés bienveillants. Comme cet homme au chapeau de cowboy à Suchitoto, qui a fait un détour pour nous mener à notre auberge. Ou, quand en route vers l’Est, et sachant qu’il nous déposerait à plusieurs kilomètres de notre logement, notre chauffeur de bus a pris l’initiative d’arranger une navette avec l’hôtel en question.

Alors que mon expérience des populations de l’isthme était déjà bonne, les Salvadoriens ont dépassé toutes mes attentes. Sans hésitation, ce sont eux qui ont le plus marqué ces trois semaines passées au Salvador.

Sur la carte

Petit par sa taille, grand par ce qu’il a à offrir

Océan, jungle, volcans, villes coloniales,… autant de bonnes raisons de visiter le Salvador. Alors, c’est vrai, avec en tête le Costa Rica et des destinations montantes, comme le Guatemala ou le Nicaragua, vous vous dites peut-être que vous trouverez aussi ça ailleurs. Je ne saurais vous donner tout à fait tort. Pourtant, ce serait oublié les habitants du plus petit pays d’Amérique centrale, une population touchante d’hospitalité.

Au travers de ce billet, j’espère vous avoir donné l’envie de découvrir le Salvador, un pays souvent oublié, qui mérite que l’on aille au-delà de sa réputation.

28 Commentaires

  • Répondre
    Alexis - Le Petit Explorateur
    12 septembre 2017 à 16 h 24 min

    Très joli article, il y en a peu sur le Salvador et pourtant ce que tu montres donne envie d’y aller.
    J’aime beaucoup ton blog, son design et tes photos sont vraiment magnifiques ^^

    • Répondre
      Margaux
      12 septembre 2017 à 19 h 27 min

      Le Salvador est encore assez peu visité, notamment à cause de sa réputation. Il n’y a pas de fumée sans feu, mais vraiment, ce n’est pas mérité! Je pense d’ailleurs revenir sur le sujet dans un prochain article.

      Merci pour ton commentaire! Un retour positif, ça fait toujours plaisir! 🙂

  • Répondre
    tania
    3 novembre 2017 à 19 h 57 min

    je ne connais pas du tout ce pays
    ce que tu dis m étonnes pas sur les craintes des gens
    tout ce qui est en dessous des usa fait peur
    pas plus tard qu aujourd hui une collègue m a dit
    ah tu pars au Brésil c pas dangereux t as pas peur ?????
    si elle savait que je pars seule elle ferait 1 attaque lool

    • Répondre
      Margaux
      3 novembre 2017 à 20 h 53 min

      Haha! Ne lui fais pas trop peur 😉
      En effet, peu de ces discours sont basés sur du concret… C’est dommage! Alors si, à mon (petit) niveau, je peux casser certaines idées préconçues… 🙂

  • Répondre
    Ulrike Hogle
    3 novembre 2017 à 21 h 12 min

    Nous avons organisé notre voyage au Salvador pour la semaine prochaine, en partant du Guatemala en voiture. Mais l’ambassade de France est formelle, si on tient à sa vie, il ne faut pas y aller. Du coup on hésite, car, même si j’ai voyagé beaucoup en organisant toujours tout moi même, en partant toujours à deux, ça fait peur.

    • Répondre
      Margaux
      3 novembre 2017 à 21 h 31 min

      Je ne peux me prononcer sur la location d’une voiture dans le pays, ayant pris les fameux chicken buses.

      Pour le reste, avec mon compagnon, nous avons passé un peu plus de 3 semaines au Salvador en mai 2016, dans des endroits assez fréquentés des touristes, comme El Tunco, et d’autres beaucoup moins. Nous ne nous sommes jamais sentis en insécurité, et ce en appliquant des règles de sécurité assez basiques (ne pas sortir tard le soir, faire les trajets de jour, toujours avoir un œil sur ses affaires, etc.), valables pour le reste de l’Amérique centrale (voire même partout dans le monde pour certaines). Je pense qu’en tant que touristes, vu les coins qu’on visite, on ne risque pas grand chose. Des Salvadoreños rencontrés près de Santa Ana nous ont d’ailleurs dit que nous étions plus en sécurité dans leur pays qu’eux ne l’étaient.

      A certains endroits, des escortes de police sont organisés pour encadrer les touristes (ou les locaux), comme au Parque de Los Volcanes, ou aux chutes d’eau près de Juyua.

      Evidemment, il ne s’agit que de ma propre expérience. Je ne veux surtout pas vous inciter à minimiser les risques.

      Si vous souhaitez des informations plus détaillées, vous pouvez toujours me contacter via le formulaire de contact!

      Bon voyage au Salvador!

  • Répondre
    Ulrike Hogle
    4 novembre 2017 à 20 h 16 min

    Bonjours Margaux,
    Merci de vos conseils.
    Nous pensons aller à Ahuachapán, Santa Anna, San Salvador, Suchitoto et La Libertad.
    Nous vous ferons part de notre expérience à notre retour.
    Amicalement
    Ulrike

    • Répondre
      Margaux
      5 novembre 2017 à 14 h 33 min

      Je lirai votre retour avec plaisir 🙂

  • Répondre
    chrissand
    7 novembre 2017 à 14 h 30 min

    C’est vrai que ce pays est encore peu touristique et c’est tant mieux. On apprécie encore plus son voyage. Merci pour votre récit de voyage et les photos.

    • Répondre
      Margaux
      7 novembre 2017 à 14 h 58 min

      Merci à vous 🙂
      La montée du tourisme dans un pays, quel qu’il soit, à ses avantages, comme ses inconvénients. C’est certain!

  • Répondre
    Anne
    27 novembre 2017 à 8 h 19 min

    Un de nos amis est Salvadorien, marié à une Française. Il se rend une fois par an dans son pays natal, mais toujours seul, il trouve cela trop dangereux pour sa femme et ses enfants!

    • Répondre
      Margaux
      27 novembre 2017 à 14 h 31 min

      En ce qui concerne votre ami, j’imagine qu’il ne se trouve pas dans le même cas de figure qu’un “simple” touriste.

      Comme dit plus haut, nous ne nous sommes jamais sentis en insécurité. Basé sur mon expérience, je pense qu’à condition de respecter certaines précautions, les risques sont assez limités (en tant que touriste, j’insiste). Malheureusement, on n’est jamais à l’abri d’un coup de malchance. Ceci étant dit, cela reste personnel, et je ne conseillerais jamais à quelqu’un de se rendre dans un pays (quel qu’il soit) les yeux fermés. Je pense qu’il en va de la responsabilité de chacun que de se renseigner sur la situation du pays en question, sur les dangers potentiels et d’ensuite, décider si ça “vaut le coup” ou pas. De nouveau, c’est subjectif, et ce qui est acceptable pour l’un ne l’est pas forcément pour l’autre.

  • Répondre
    Rory
    13 décembre 2017 à 1 h 29 min

    L’océan, des volcans, de la jungle, des piments et des bières artisanales mais que demande le peuple?! Je traverse le Pacifique et j’arrive 😉
    Super article, j’étais déjà bien attirée par la Colombia et l’ecador, je rajoute désormais le Salvador à ma liste…

    • Répondre
      Margaux
      13 décembre 2017 à 12 h 20 min

      N’est-ce pas?! 😉
      Merci, tu m’en vois ravie 🙂

  • Répondre
    Carlos
    12 février 2018 à 13 h 53 min

    Bonjour je suis salvadorien et je habite en france il y a quelque mois, je viens de trouver ton article et je te remercie pour tout ca que tu as dit sur mon petit pays car ca m a rendu heureux , c est vrai malheuresement l’image et sa reputation a l’exterieur c est mauvaise, mais je trouve que comme tout pays du monde il faut pas juger si l’on connait pas la verite du pays, au Salvador il y a des endroits qu’il faut pas y aller (des quartiers populaires) car sont vraiment dangereuses a cause de les MARAS mais ca veut pas dire que tout le pays est comme ca, donc je vous invite a visiter le Salvador et aussi les pays autour qui sont aussi beaux.

    • Répondre
      Margaux
      12 février 2018 à 20 h 19 min

      Merci pour ton commentaire, ça me touche beaucoup !
      Je suis d’accord. J’ai passé 3 semaines au Salvador et j’y ai découvert un pays loin de l’image que l’on peut s’en faire. L’accueil qui nous a été réservé fut extraordinaire. Mon compagnon de voyage ne me contredira pas… C’est notre coup de cœur en Amérique centrale ! 🙂

  • Répondre
    Laurent
    18 avril 2018 à 10 h 10 min

    Merci pour cet article qui balaie mes dernières hésitation. C’est un peu grâce à toi que j’irai découvrir le Salvador, ses vagues, ses volcans et ses habitants dans un peu plus d’un mois 😉

    • Répondre
      Margaux
      18 avril 2018 à 17 h 51 min

      Oh là là, je suis flattée 😊 Bon voyage !

      • Répondre
        Laurent
        19 avril 2018 à 12 h 56 min

        Evidemment, si je m’y fait trucider, ce sera un peu ta faute aussi :p

        • Répondre
          Margaux
          19 avril 2018 à 13 h 12 min

          Haha, en effet ! Touchons du bois 😉

  • Répondre
    Laurent
    19 avril 2018 à 14 h 28 min

    Petite question subsidiaire à propos d’El Tunco, haut lieu du surf dans la région et de ses environs : c’est vraiment très touristique ? Au point de te faire regretter d’y avoir fait une escale ? J’aimerai bien profiter un peu de la côte Pacifique pour 2-3 jours mais j’ai du mal à trouver des renseignements sur des spots autres que ceux d’El Tunco… C’est pas non plus Disneyland, si ?

    • Répondre
      Margaux
      19 avril 2018 à 15 h 22 min

      Si c’était à refaire, je n’y retournerais probablement pas. Personnellement, j’ai trouvé l’endroit sans charme, avec une impression de grand village fait pour le tourisme. Maintenant, je parle d’El Tunco même, et tout est relatif. Nous sommes dans un contexte où je ne surfe pas, nous venions alors d’endroits beaucoup moins courus et n’avons pas visité les alentours.

      Pour ne parler que de ma propre expérience, j’ai apprécié El Cuco, plus à l’est. Nous avons logé à la Tortuga Verde. De nouveau, à remettre en contexte ! Je suis arrivée là épuisée. Du coup, c’était pas mal pour se relaxer. Par contre, l’aspect un peu “resort” ne m’aurait pas du tout plu en temps normal.

      As-tu un guide ? J’ai voyagé au Salvador avec le Rough Guide. Comme toute solution papier, il n’était pas forcément à jour, et loin d’être parfait, mais c’est une bonne base pour trouver des informations ! 🙂

  • Répondre
    Laurent
    19 avril 2018 à 17 h 15 min

    Bon, et bien merci pour ces indications, je vais affiner mes recherches concernant le littoral Salvadorien 😉
    Concernant le guide oui, je comptais recycler mon “Rough Guide Central America on a budget” utilisé l’année dernière pour le Honduras. Je crois qu’il inclut également El Salvador. Sinon, j’aime assez décider du jour pour le lendemain en fonction de mes envies et utiliser Google Earth et Tripadvisor pour me faire une idée des trajets, des sites intéressants et des endroits où passer la nuit.
    Un grand merci Margaux, je ne manquerai pas de revenir ici pour débriefer des quelques jours que je passerai là-bas ! 🙂

    • Répondre
      Margaux
      20 avril 2018 à 10 h 03 min

      Du coup, nous avons les mêmes infos 😉 Je ne peux pas beaucoup t’aider, malheureusement.
      Avec plaisir ! Et ce serait top, j’aimerais beaucoup avoir ton retour 🙂

      • Répondre
        Laurent
        26 juin 2018 à 14 h 26 min

        Alors…
        C’était VRAIMENT CHOUETTE ! Le pays est tout petit (vraiment, même en le sachant, c’est toujours étonnant de passer de la mer aux volcans en moins de 40 mn de bus), les salvadoriens sont les bisounours de l’Amérique Centrale et il y a plein de trucs à faire.
        Voyager en sac à dos et sans réservation est tout à fait faisable (je n’ai jamais eu aucun problème de logement), les volcans sont à tomber et les vagues valent vraiment le déplacement.
        J’y suis resté une semaine, j’ai eu le temps de me balader sur San Salvador, d’aller explorer les volcans et le Lac du côté de Santa Ana, et de surfer le joli Point Break d’El Tunco (au milieu des tortues qui broutaient les algues sous ma planche) ; pour info, le lieu était moins agité que ce que j’avais pu lire ça et là. Assez tranquille (ce n’était peut-être pas la haute saison) et avec une ambiance à l’eau super-sympa : aucune agressivité de la part des locaux et une réelle curiosité de leur part sur ces gringos qui viennent de loin pour surfer leurs vagues…
        Merci pour ces infos !

        • Répondre
          Margaux
          27 juin 2018 à 10 h 58 min

          Hello Laurent !
          Merci d’avoir pris le temps de venir faire un retour ici. Je suis vraiment contente de savoir que le Salvador t’a plu ! Ca en encouragera peut-être d’autres 🙂
          P.S. : Je peux maintenant lâcher la pression, il ne t’est rien arrivé 😉

          • Laurent
            5 juillet 2018 à 16 h 33 min

            Alors ça aurait pu arriver… Sur El Tunco, les 3 distributeurs n’acceptaient plus les CB étrangères. Un local m’explique que je dois prendre un certain bus pour me rendre à un certain endroit à 40-50 mn de là, où se trouve un centre commercial et des distributeurs de billets. C’était la fin de la journée mais je me suis dit que j’aurai le temps de faire l’aller-retour avant la nuit (parce que je suis un garçon un peu naïf et un peu trop confiant envers l’état des bus salvadoriens).
            C’est comme ça que je me suis retrouvé sans trop m’y attendre en périphérie de San Salvador (!) sous un échangeur routier, à attendre mon bus de retour, en caleçon de surf, tongs et t-shirt, de nuit, avec les 250$ que je venais de récupérer dans l’un des ATM d’un immense centre commercial. Quand les 3 mecs avec des tatouages plein la tronche se sont pointés vers moi j’ai envisagé le reste de mon voyage en Amérique central avec une pointe de pessimisme. Le plus laid (sérieux il avait VRAIMENT une tête à faire foirer une couvée de singes) s’est enquit de ma présence et a tenu à savoir ce que je foutais à moitié à poil dans une zone industrielle. Je lui explique et ça prend un certain temps parce que je ne tenais pas à lui raconter que j’avais de beaux billets tout neufs dans mon sac et qu’il fallait que j’invente un mensonge crédible. Le mec me montre alors la poignée du flingue qui dépasse de son jean, se présente (“Mi nombre es Manuel !”), et me dit qu’il vont attendre le bus avec moi parce que “l’endroit n’était pas sûr” et qu’ils ne voulaient pas qu’il arrive quelque chose à un visiteur étranger, fût-il un putain de gringo surfeur. Ce qu’ils ont fait, à ma grande surprise. Et sans rien demander en contrepartie…

          • Margaux
            21 juillet 2018 à 9 h 57 min

            Hahaha, le gringo bien repérable en banlieue de El Salvador le soir ! J’aurais bien flippé à ta place. Heureusement, “plus de peur que de mal” !

            Au Salvador, la criminalité est principalement liée à l’activité des gangs (maras). D’après des Salvadoreños rencontrés à Santa Ana, les touristes sont finalement peu intéressants pour eux. Ce n’est pas un business assez lucratif, paraît-il. Ils nous avaient aussi raconté qu’un accord avait été passé entre les autorités et les maras prévoyant des réductions de peine s’ils laissaient les touristes “tranquilles”. Je n’ai toutefois jamais vérifié cette information.

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